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mardi 16 décembre 2014

Le Congolais Zacharias Myboto poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise

Ainsi en 1958, il y avait un ordinateur à Franceville pour réaliser ce formidable traitement de texte. Sacré Myboto !
C'est notre consœur "La Griffe" qui l'a si bien résumé dans sa dernière livraison :
Et pour terminer en beauté, Myboto, pourtant venu du Congo à 15 ans, nous sort carrément la botte qui tue avec son jugement rectificatif de 1958 qui a eu la chance unique d'avoir été saisi sur ordinateur à Franceville. Comme pour ne pas faire dans l'aberration à moitié, voilà que le même document, portant pourtant l'entête de la " République française ", revêt miraculeusement (en bas à droite) le cachet de la République gabonaise. Dans le banditisme, on ne saurait faire mieux !
Il faut peut-être ajouté que ce chiffon a eu le mérite de nous donner deux enseignements capitaux.
Le premier relève carrément de la révélation scientifique. En effet, en faisant traiter, en 1958, son jugement rectificatif par le logiciel Word de Microsoft, Myboto porte ainsi un cinglant démenti à Bill Gates qui se vante de la paternité de cette invention exceptionnelle. Cela, alors que l'exploit de Myboto montre solennellement que Word a été créé en 1958 à Franceville.
Il ne reste plus à Myboto qu'à réclamer les droits d'auteur à Bill Gates.  
Le second est que Myboto a réussi la prouesse de rajeunir de 2 ans. C'est en tout cas ce que nous révèle le fameux jugement rectificatif. Lequel stipule nettement et sans rire que " le nommé Myboto Zacharie, fils de Toundjoka Pierre et de Biyoumbou est né à Omoï-Maïssa vers mil neuf cent trente huit et non vers mil neuf cent trente six comme l'indique le jugement d'acte de naissance n°54 du 20 décembre 1952 ". Résultat: Myboto n'a plus que 76 ans au lieu de 78 ans. Chapeau !
La justice a été saisie, l'inculpation du faussaire devrait suivre.
Le Congolais Zacharias Myboto poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise

L'Ukrainien Jacques T'Katchenko poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise


Voici un acte de grand gangstérisme. Un acte qui prouve bien le manque de respect que ce type a pour le Gabon. Et surtout du mépris qu'il éprouve à l'égard des populations gabonaises qu'il prend pour des imbéciles au point d'aller fabriquer cette fausse déclaration de naissance. Et pousser le culot jusqu'à la dater de 1944.
Et comme pour T'Katchenko fils, le Gabon est un verger de bêtas, il n'a pas hésité à faire mentionner, noir sur blanc, que la " République Gabonaise " existait déjà en 1944. Ce qui relève du grossier, de la falsification et finalement de la sorcellerie. Sans le moindre risque de nous tromper, on peut affirmer que dans le faux, personne dans ce pays n'avait atteint un tel niveau.
C'est donc ce faux document que T'Katchenko fils a fait légaliser en septembre 1966 par un anonyme Secrétaire général de la Mairie. Un autre exploit quand on sait que la loi fait obligation de mention du nom de l'autorité ayant assumé la légalisation de l'acte. Mais ce n'est point important pour un homme qui a connu le faux et l'escroquerie depuis son berceau.
Il faut préciser que notre homme, qui n'a presque pas fait l'école, était un peu obligé de fabriquer ce faux pour trouver un petit boulot de videur au Cercle des Métis. Raison pour laquelle il s'y est pris en 1966. C'est-à-dire à l'âge de 22 ans.
Maintenant qu'il vient ainsi de faire confondre, il reste à savoir quelle validité accorder à ses pièces d'identité établies sur la base de ce faux document.
La justice a été saisie, l'inculpation du faussaire devrait suivre.

L'Equato Casimir Mba dit Oyé poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise


Un véritable artiste, cet Oyé Mba. 
Voilà quelqu'un qui nous présente un document délivré en 1954 par l'autorité coloniale.
Or il se trouve que ledit document est signé non pas par le chef du district comme il devait en être le cas, mais plutôt par le préfet de Ntoum, un certain Michel Ndembe.
Comme si en 1954, Ntoum était déjà une préfecture. 
Y a pas à redire, il s'agit d'un faux bricolé après son arrivée d'Ebebeyin.
La justice a été saisie, l'inculpation du faussaire devrait suivre. 
 L'Equato Casimir Mba dit Oyé poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise

La Congolaise Paulette Missambo poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise


Pauvre Paulette ! Elle s'est vraiment cru maligne en allant bricoler cette feuille à la Gare routière.
Sauf qu'elle avait oublié qu'en 1959, il n'y avait pas encore une province qui s'appelait l'Ogooué-Lolo. On ne parlait pas à l'époque de province mais plutôt de région et de district.
Il s'agit donc d'un vrai-faux acte de naissance établi en toute hâte pour camoufler sa congolité.
La justice a été saisie, l'inculpation du faussaire devrait suivre . 
 La Congolaise Paulette Missambo poursuivi pour «faux et usage de faux», fraude à la nationalité Gabonaise

lundi 15 décembre 2014

Plaidoyer pour Maixent Accrombessi




Depuis sa nomination en janvier 2011 au poste de directeur de Cabinet du Président de la République, l’homme suscite de la désaffection, de l’animosité d’une frange de la presse gabonaise acquise à une opposition difficilement visible. Tout ce qui va mal au pays est mis « sur son dos » dans le seul but de le débusquer de son poste, qui selon ses détracteurs lui donne la « haute main » sur divers dossiers tels que les renseignements, le pétrole, les finances etc.
La dernière accusation gratuite en date, est celle du fameux journaliste écrivain français, Pierre Péan qui dans son récent livre « mensonger » a fabriqué de fausses histoires contre Maixent Accrombessi. Mais en réalité, l’homme n’est qu’un réformiste « sévère » pour dé-cliquer selon la vision du président Ali Bongo l’émergence d’un Gabon victime des « grandes magouilles économiques ». Lecture !
A peine la cinquantaine entamée, il est le troisième directeur de cabinet du président de la République, après Jean-Pierre Oyiba (octobre – novembre 2009) et Patrice Otha (novembre 2009 – janvier 2011). Maixent Accrombessi, gabonais, d’origine béninoise, il est bien assis dans les grandes sphères de l’Etat gabonais depuis plusieurs années. De nombreux articles de presse, chroniques, commentaires et analyses sur lui, le considèrent comme « l’homme le plus puissant de la République».
Ce qu’il lit souvent avec un sourire « ridicule », en concluant « le président Ali Bongo est le seul et unique homme, tout puissant de la République, moi je suis à son service, mieux au service de sa vision pour le Gabon ». Même si son entourage lui reconnait une certaine rigueur professionnelle « sévère », toute la haine nourrie contre le brillant « valet » de la politique d’émergence d’Ali Bongo pour son pays, n’est qu’un « montage commandé » de la part de ses détracteurs aussi bien du pouvoir que de l’opposition.

vendredi 12 décembre 2014

Quelle Opposition pour le Gabon ?





         














En fait, il n’y a que des opposants dans Info Kinguelé apparemment... Jamais un poste favorable au parti en place toujours de casseurs moi ça m'est égale mais je pensais que c'était un groupe neutre d'où mon étonnement... Je signale juste au passage que les soit disant radicaux opposants qui sont avide de pouvoir ont servi hier et ont tous piller le village, de ce fait ils ont tous des comptes rempli de millions et milliards (Ping par exemple) ne peut il pas prendre ne serai-ce qu'un milliard dans ses comptes pour aider la population gabonaise? Si vous voulez qu'on vous croie il faut démontrer et non manipuler avec des mots puis après être élus vous ne ferez même pas mieux.          
Les gabonais ont des sérieux problèmes vous avez de l'argent et vous assistez sans participer à atténuer leur peine c'est bizarre vous paraissez tous louche en tous cas. N’oubliez pas que les œuvres d’ALI commencent à atteindre plus d’un Gabonais alors il est possible qu’il bénéficie encore des 7 ans avenir  

Mba Abessole et Asselé, toujours et encore dans la majorité

La majorité, réunie le 8 décembre dernier, dans le cadre de ses concertations périodiques a voulu mettre un terme aux rumeurs faisant état de la possible défection de certains membres de ce collectif de partis agrégés autour du président de la République.
Aux extrémités, Jean Boniface Assélé (à gauche) et Paul Mba Abessole (à droite). © armis-owono.over-blog.com

La majorité, réunie le 8 décembre dernier dans le cadre de ses concertations périodiques, a voulu mettre un terme aux rumeurs qui font état de la possible défection de certains membres de ce regroupement de partis soutenant l’action du président de la République. Au cours de cette rencontre consacrée à la revue de l’actualité nationale et internationale, la Majorité républicaine pour l’Emergence a tenu à ôter le doute dans les esprits de ses membres, militants et sympathisants quant aux présomptions de grincements de dents dans ses rangs.
Ne voulant pas laisser perdurer les rumeurs persistantes sur les supposées discordances dans la majorité, les membres de la majorité ont précisé que tout va bien entre les personnalités dont on annonce la prochaine défection et le reste du groupe. En clair, la majorité se veut soudée «n’en déplaise aux détracteurs qui propagent la rumeur selon laquelle certains d’entre eux, en l’occurrence les présidents du RPG et du CLR, respectivement Paul Mba Abessole et Jean Boniface Asselé, bouderaient, voire auraient quitté la majorité». «Ces derniers ont réaffirmé leur engagement à œuvrer en faveur de la consolidation dudit regroupement, en vue de sa contribution à la réalisation des objectifs visés par le projet de société sur la base duquel ils soutiennent le président de la République, Ali Bongo Ondimba, depuis 2009», note la majorité dans un communiqué sanctionnant la réunion.

jeudi 11 décembre 2014

QUEL EST LE VRAI VISAGE DE PIERRE PEAN


    Décidément Saint Pierre Pean est opposant ou écrivain (Journaliste d'investigation) ? Alors que fait-il au congre des opposants Gabonais? 
Ou est son intérêt en s'investissant tant dans les affaires du pouvoir au GABON?
     Nul n’est plus dans la confusion il est clairement démontré les racines du livre Pean et le lien que cela présupposait. Maintenant que les Gabonais ne se fassent plus distraire par l’inutile Ping qui n’as aucun Bilan ni dans les Ministères qu’il a occupé dans notre pays le Gabon,  ni à l’Union Africaine c’est un IDIOT il a contribué à la mort de Kadhafi.

 

mercredi 10 décembre 2014

ALI BONGO EST BIEN GABONAIS

Paul Okili l'explique sur cette vidéo clic ici
https://www.youtube.com/watch?v=YgfR3RMxZVQ

GABON-RUMEUR : JEAN PING & CHANTAL MYBOTO « AMOUREUX »


 

 

 

 

 

 

« Qui l’eut cru ? »

Un peu d’amour dans un monde de Brutes. La flèche de cupidon aurait touchée « selon les on-dit » de Libreville (Gabon), les cœurs de Jean Ping & Chantal Myboto. Comme quoi les batailles politiques peuvent être une occasion pour se découvrir et s’aimer. Les deux (2) ex- de la famille Bongo Ondimba seraient tombés amoureux. Ces deux-là ne sont pas des étrangers  l’un pour  l’autre, en effet, ils se côtoient depuis de très longues années.

Avant l’opposition et la cible Ali Bongo Ondimba , chacun de son côté a mené sa vie privée et professionnelle sous la protection et la bienveillance d’Omar Bongo Ondimba. Mr Jean Ping  a eu pour compagne la fille d’Omar Bongo Ondimba, Pascaline Bongo Ondimba et Chantal Myboto a partagé la couche du feu Omar Bongo Ondimba lui-même.

Fausse rumeur ? Vraie idylle ? nouveau couple?

Les fiançailles de Jean Ping et Chantal Myboto  auraient  été « officialisé » chez Monsieur Emile Mbot  sous le regard du père de la dame, Monsieur Zacharie Myboto. Après cette petite fête, les tourtereaux  se seraient envolés pour la France et  ils ont atterri à  l’hôtel Tremoille à Paris. Dans cette escapade, on comptait la présence de Madame  Radegonde Djenno Mba.

En attendant qu’ils récoltent les fruits leur action politique, il y a déjà l’amour, meilleurs vœux de bonheur à tous les deux.

lundi 1 décembre 2014

Moanda se mobilise pour Ali Bongo

Les cadres de la province du Haut-Ogooué ont marché le 29 novembre 2014 en soutien au président de la République dont la filiation et les origines sont contestées.
Scène de la marche de soutien à Ali Bongo, le 29 novembre 2014 à Moanda. © Gabonreview
Scène de la marche de soutien à Ali Bongo, le 29 novembre 2014 à Moanda. © Gabonreview

Moments de la marche de soutien à Ali Bongo, le 29 novembre 2014 à Moanda. © Gabonreview
Moments de la marche de soutien à Ali Bongo, le 29 novembre 2014 à Moanda. © Gabonreview
Organisé par les cadres du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) des départements de la Lébombi-Léyou et de Lekoko, la marche de Moanda en soutien au président de la République a vu la participation des hiérarques PDG d’autres départements de la province du Haut-Ogooué. Il s’agissait non seulement de dire leur adhésion à la politique actuelle mais aussi et surtout de réaffirmer les origines gabonaises d’Ali Bongo, après la sortie du livre du journaliste-écrivain, Pierre Péan, «Nouvelles Affaires africaines – Mensonges et pillages au Gabon». Un livre qui jette le doute sur la filiation d’Ali Bongo et remet en cause ses origines. C’est donc la ville de Moanda qui a donné le la de ces manifestations de soutien visant à démontrer que le Haut-Ogooué fait «alliance avec son fils».
Partis du Carrefour de la douane jusqu’à la salle polyvalente de Moanda, les marcheurs ont battu le bitume en brandissant des pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire : «Le Haut-Ogooué dit stop, touche pas à Ya Ali, touche pas à mon président, touche pas à notre fils», «Lekoko dit stop, touche pas à mon président», «Mounana dit stop, touche pas à notre frère», «Lebombi Leyou dit stop, touche pas à mon président». Ils ont également arboré, pour la majorité, des tee-shirts sur lesquels l’on pouvait lire des messages similaires.
A la place de la salle polyvalente de Moanda, des motions de soutien ont été lues par Christian Magnagna, Alice Bikissa Nembe, David Nyambi et Claude Opiangah. Dans son allocution, le ministre du Budget des Comptes publics a expliqué la symbolique de cette mobilisation. «Ali Bongo est le chef de l’Etat. C’est le président de la République du Gabon. Et en tant que tel, il est chez lui à Moanda, il est chez lui à Mounana et il est chez lui à Bakoumba. C’est le sens de la marche que vous avez vu ce soir», a-t-il déclaré, avant de fustiger le comportement de l’un des fils de la localité, en l’occurrence le président de l’Union Nationale. «Cette marche a également un autre message à faire passer à l’opinion internationale et nationale. Ce message est simple : nous avons accompagné nos aînés, nos pères ici dans leur marche politique. Je vais parler évidemment de notre illustre Zacharie Myboto, qui est notre père, qui malheureusement, aujourd’hui, pose des actes avec d’autres, qui nous indignent. Comment peut-on remettre en cause la légitimité d’un fils qu’ils ont vu grandir, un fils qu’ils ont accompagné ?», s’est interrogé Christian Magnagna, poursuivant: «Comment peut-on aujourd’hui accepter que certains leaders politiques de ce pays, qui ont travaillé avec Ali Bongo, parce que sous la gouverne de père Omar Bongo Ondimba, remettent en cause ce qu’il est : un Gabonais, un Altogovéen ?» «Quel est le message que certains de nos parents nous envoient ? On n’a pas besoin de répéter leur message. On peut juste s’indigner de ce qu’ils n’ont pas le droit d’ouvrir ce chemin de la xénophobie, du tribalisme, le chemin de la négation du Gabon, parce que nous sommes un peuple fort», a-t-il encore lancé.
Comme Christian Magnagna, Alice Bikissa Nembe, David Nyambi et Claude Opiangah ont lu des motions de soutien à l’endroit d’Ali Bongo. Leur message est le même : il ne faut pas «toucher à leur fils, à leur frère et à leur président». Si le politique a joué son jeu à Moanda, la population, qui a participé à cette marche, a de nombreuses doléances à faire passer. La première est la question de l’emploi dans la localité où la Compagnie minière de l’Ogooué (Comilog) demeure le principal employeur. En ce sens, les attentes des Maondais sont immenses. «On a participé à la marche parce qu’il y avait attraction. On marche pour le plaisir. Mais la vérité est que nous, on n’a pas de problèmes avec la nationalité d’Ali Bongo. Tous ce qu’on veut c’est du travail et de l’argent pour bien vivre comme tous les Gabonais. Ici c’est dur !», a déclaré Jeannie M., agent dans un hôtel de Moanda, qui a pris part à cette marche.

Mise en Garde des Haltogovéens adressée à ZACHARI MYBOTO et Ses Potes

 voir sur ce lien ci-dessous
https://www.youtube.com/watch?v=VX3feUDkgV4&feature=youtu.be

jeudi 27 novembre 2014

Gabon : Pierre Péan, le scandale de trop



Par Marwane Ben Yahmed



Filiation douteuse, diplômes truqués, malversations, instigation d'assassinats... Dans son dernier livre, Pierre péan fait d'Ali Bongo Ondimba le diable en personne. Mais l'outrance est parfois mauvaise conseillère.

Quelle mouche a donc piqué Pierre Péan ? L'écrivain-journaliste français, 76 ans, trente-trois ouvrages, souvent à succès, au compteur, crée encore la polémique avec Nouvelles Affaires africaines. Mensonges et Pillages au Gabon, sorti chez Fayard le 29 octobre. Deux cent cinquante pages au vitriol, quasi exclusivement consacrées à Ali Bongo Ondimba (ABO), fils de feu Omar - qui inspirait à Péan une fascination certaine.
À en croire l'auteur, l'actuel chef de l'État est le diable en personne... Il ne serait pas gabonais et n'aimerait guère ses concitoyens, lui, le Biafrais adopté par Omar parce que l'épouse de celui-ci, Joséphine Kama - alias Patience Dabany -, aurait été stérile (Péan ne dit mot de sa soeur disparue, Amissa, dont on se demande alors comment elle a pu naître "normalement").
Il ne serait pas titulaire d'un doctorat en droit public de l'université Panthéon-Sorbonne, n'aurait pas été élu en 2009 (Péan a pourtant affirmé l'inverse, en 2011, à la télévision gabonaise : "[Son] élection est remarquable car il n'y a pas eu bourrage des urnes ou triches, ce qui est assez exceptionnel dans la région"), serait un voleur entouré d'une "légion étrangère" mafieuse, et même un assassin.
Pour couronner le tout, le chef de l'État serait un adepte du vaudou et un homme aux moeurs douteuses.
Ses victimes supposées : Georges Rawiri, l'ancien président du Sénat, empoisonné, et Jean-Pierre Lemboumba, cible d'une tentative de meurtre mais aujourd'hui conseiller d'ABO (une "victime", donc, frappée d'amnésie ou vraiment pas rancunière). Pour couronner le tout, le chef de l'État serait un adepte du vaudou et un homme aux moeurs douteuses.
La dérive du journaliste devenu pamphlétaire
Ce livre, mal édité (trop vite en tout cas) et mal écrit (Péan n'a jamais brillé en la matière), illustre la dérive d'un journaliste qui s'est mué en pamphlétaire sans jamais le reconnaître. Voilà près de dix ans que Péan n'est plus Péan. Depuis Noires Fureurs, blancs menteurs (2005), consacré au Rwanda de 1990-1994, puis avec Le Monde selon K. (2009), sur Bernard Kouchner, ou Carnages. Les Guerres secrètes des grandes puissances en Afrique (2010), il s'attaque ad nauseam à tous ceux qui, selon lui, tels Kagamé ou ABO, s'en prennent à la France, à ses intérêts ou à son armée. Avec des relents de nationalisme cocardier, d'antiaméricanisme primaire et la conviction que la CIA trame avec le Mossad un vaste complot mondial.
Outre le fait que son récit est truffé d'inexactitudes, voire d'erreurs historiques (notamment quand il explique qu'il ne se passait rien à Brazzaville en 1959, alors que Laris et Mbochis s'affrontaient violemment sous les ordres de Fulbert Youlou et de Jacques Opangault), le vrai problème concerne son "enquête", celle d'un procureur qui ne se rend même plus sur les lieux évoqués.
Ses "sources" ? La rumeur, le fameux kongossa gabonais, qu'il transforme sans sourciller en vérité, les journaux d'opposition cités à l'envi, une pléthore d'anonymes, et les ennemis d'ABO. Jamais il n'a tenté de vérifier ses "informations" auprès des intéressés. Pis, il fait parler des morts - Omar Bongo, Jacques Foccart, Maurice Delaunay - qui ne le contrediront évidemment jamais.
Plainte en diffamation
Dernière ombre au tableau : le contrat envoyé par le sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine au Palais du bord de mer proposant, moyennant plus de 10 millions d'euros, de surseoir à la parution dudit ouvrage. Si Péan nie être à l'origine de la manoeuvre, il s'est montré pour le moins imprudent en demandant à plusieurs reprises, entre janvier et mars 2014, à Alain-Claude Bilie-By-Nze, porte-parole d'ABO, de recruter l'un de ses amis, Jean-Louis Gros.
Bizarre, compte tenu de l'idée qu'il se fait du Gabon d'Ali. Et troublant, quand on sait que l'article 4 du contrat proposé par Takieddine comporte une clause visant à "procéder au règlement immédiat du contentieux en suspens portant sur des engagements existant entre [la présidence] et la personne qui lui a été désignée par M. Pierre Péan". Serait-il ici question de Jean-Louis Gros et de son recrutement ?
Pour l'ensemble de cette "oeuvre", Péan a rendez-vous avec la justice : une plainte en diffamation a été déposée le 7 novembre, pour le compte d'ABO, devant le tribunal de grande instance de Paris.